Access to Justice: Next Year a Big One for the Action Committee / Accès à la justice : prochaine année occupée pour le Comité d’action

Thomas Cromwell and Beverly McLachlin

La version française suit.

There are big transitions occurring at the Action Committee on Access to Justice in Civil and Family Matters. Former Chief Justice Beverly McLachlin has this month assumed the chair of the committee which she had convened a decade ago.

The Chief Justice of Canada, Richard Wagner, has agreed to take on the role of honorary chair, carrying on the practice of his predecessor. Justice Elizabeth Corte and Mark Benton are in place as vice-chairs. With the support of the Ontario and British Columbia Law Foundations, the action committee is preparing a transition plan, a strategic plan and a governance plan, all to be presented and discussed at the committee’s annual summit in the early spring of next year. And the work of promoting and reporting on Canada’s Justice Development Goals is in full swing.

I had the opportunity recently to speak with the former chief justice McLachlin about her hopes and plans for the committee under her leadership. Here is what she had to say.

Thomas Cromwell (TC): What were your expectations when you convened the action committee in the fall of 2008 and how does the committee’s work since then match those expectations?

Beverly McLachlin (BM): My expectations were to start a conversation about access to justice that involved key players from all parts of the country and from all sectors — the legal profession, governments, courts, NGOs and academe — with a view to examining the roadblocks and coming up with insights on how to remove these barriers and improve people’s access to justice.

The committee’s accomplishments far surpassed my expectations. The broad cross-country conversation I hoped for has been engaged, and many new ideas on how to improve access to justice have emerged.

The level of engagement has far surpassed my expectations. As a result, new innovative ideas have actually been implemented — ideas that are improving Canadian’s access to justice “on the ground.” When we launched the committee in 2008, I had no idea that it would have produced such a rich dialogue, much less concrete results.

TC: What do you think are the most urgently needed changes to improve access to justice?

BM: I believe the most urgent change we need is a change in public and government attitudes. Instead of viewing justice as a frill or something lawyers and governments are grudgingly obliged to support, we should recognize (1) that access to justice in all its forms is a marker of a just society and (2) that supporting access to justice — providing people with legal help, counselling and more — will pay off in lower prison costs, lower court costs and enhancing the productivity of citizens. It is the right thing to do and the smart thing to do.

TC: Where do you hope to see the action committee go and what do you hope that it will accomplish under your leadership?

BM: The passionate women and men who have worked on the committee for the past decade have accomplished much and laid an excellent foundation for addressing the complex challenges that remain in achieving access to justice for everyone. I hope we will be able to establish a permanent umbrella organization to support innovative thinking, ensure that the accomplishments to date are not eroded and move on with new projects that will continue to enhance access to justice.

TC: As a final note, I am delighted that Beverley McLachlin has also agreed to take over this space. Beginning in January, she will be a regular contributor on access to justice. Next year is shaping up to be an exciting new phase of the ongoing efforts to improve access to justice in Canada.

The Honourable Thomas Cromwell served 19 years as an appellate judge and until recently chaired the Chief Justice’s Action Committee on Access to Justice in Civil and Family Matters. He retired from the Supreme Court of Canada in September of 2016 and is now senior counsel to the national litigation practice at Borden Ladner Gervais.

The Right Honourable Beverley McLachlin served as chief justice of Canada from 2000 to mid-December 2017. She now works as an arbitrator and mediator in Canada and internationally and also sits as a justice of Singapore’s International Commercial Court and the Hong Kong Final Court of Appeal. She chairs the Action Committee on Access to Justice in Civil and Family Matters.

This article originally appeared on The Lawyer’s Daily on December 19, 2018.


De grands changements s’opèrent au Comité d’action sur l’accès à la justice en matière civile et familiale (le Comité d’action). Ce mois-ci, l’ancienne juge en chef Beverly McLachlin est devenue présidente du Comité d’action, qu’elle avait créé il y a une dizaine d’années.

Le juge en chef du Canada, Richard Wagner, a accepté d’assumer le rôle de président honoraire, poursuivant ainsi l’usage instauré par sa prédécesseure. Les juges Elizabeth Corte et Mark Benton occupent les fonctions de vice-présidents. Avec l’aide de la Fondation du droit de l’Ontario et de la Law Foundation of British-Columbia, le Comité d’action prépare un plan de transition, un plan stratégique ainsi qu’un plan de gouvernance, qui seront tous présentés et débattus à l’occasion du sommet annuel du Comité d’action au début du printemps prochain. Par ailleurs, aucun effort n’est ménagé pour promouvoir les Objectifs de développement en matière de justice au Canada et produire des rapports à cet égard.

J’ai récemment eu l’occasion de m’entretenir avec l’ancienne juge en chef McLachlin au sujet de ses souhaits et de ses projets pour le Comité d’action sous sa présidence. Voici ce qu’elle avait à dire à ce propos :

Thomas Cromwell (TC) : Quelles étaient vos attentes lorsque vous avez créé le Comité d’action à l’automne 2008 et, depuis, comment ses travaux répondent-ils à ces attentes?

Beverly McLachlin (BM) : Je souhaitais entamer une discussion sur l’accès à la justice à laquelle participeraient les principaux intervenants de partout au pays et de tous les secteurs – de la communauté juridique, des gouvernements, des tribunaux, des organisations non gouvernementales et des universités – en vue d’examiner les obstacles et de trouver des moyens de les éliminer et d’améliorer l’accès à la justice pour la population.

Les réalisations du Comité d’action ont largement dépassé mes attentes. La vaste discussion nationale que j’espérais a été amorcée, et de nombreuses idées nouvelles sur la manière d’améliorer l’accès à la justice ont vu le jour.

Le niveau d’engagement a aussi grandement dépassé mes attentes. Par conséquent, de nouvelles idées novatrices ont été mises en œuvre – des idées qui améliorent concrètement l’accès des Canadiens à la justice. Lorsque nous avons formé le Comité d’action en 2008, je ne pensais pas qu’il donnerait lieu à un dialogue si fructueux, et encore moins à des résultats réels.

TC : Selon vous, quels sont les changements les plus urgents pour améliorer l’accès à la justice?

BM : Je crois que le plus urgent est de faire évoluer les mentalités chez le public et le gouvernement. Au lieu de considérer la justice comme une chose accessoire ou comme quelque chose que les avocats et les gouvernements sont obligés de soutenir à contrecœur, nous devrions reconnaître que 1) l’accès à la justice sous toutes ses formes constitue l’indicateur d’une société juste et 2) le fait de faciliter l’accès à la justice – fournir aux gens de l’aide juridique, des services de consultation juridique et plus – se traduira par une baisse des frais d’incarcération et de justice ainsi que par une hausse de la productivité des citoyens. Il s’agit d’une stratégie à la fois juste et sensée.

TC : Quel avenir espérez-vous pour le Comité d’action et que souhaitez-vous qu’il accomplisse sous votre présidence?

BM : Les femmes et les hommes passionnés qui ont travaillé au sein du Comité d’action au cours de la dernière décennie ont réalisé beaucoup de choses et jeté de solides bases pour faire face aux défis complexes qui restent à relever pour assurer l’accès à la justice pour tous. J’espère que nous serons en mesure d’établir une organisation-cadre permanente pour nourrir la réflexion novatrice, veiller à ce que les réalisations à ce jour ne soient pas menacées et aller de l’avant avec de nouveaux projets qui continueront d’améliorer l’accès à la justice.

TC : Pour conclure, je suis ravi que Beverley McLachlin ait également accepté de reprendre le flambeau. À compter de janvier, elle sera une collaboratrice régulière en matière d’accès à la justice. La prochaine année s’annonce comme une nouvelle étape emballante dans les efforts soutenus pour améliorer l’accès à la justice au Canada.

L’honorable Thomas Cromwell a été juge d’appel pendant 19 ans et, jusqu’à tout récemment, a présidé le Comité d’action sur l’accès à la justice en matière civile et familiale créé par la juge en chef. Il a pris sa retraite de la Cour suprême du Canada en septembre 2016 et agit désormais comme avocat-conseil principal au sein du groupe national des litiges chez Borden Ladner Gervais.

La très honorable Beverley McLachlin a été juge en chef du Canada de 2000 jusqu’à la mi‑décembre 2017. Elle travaille maintenant comme arbitre et médiatrice au Canada et à l’étranger. Elle siège également à la Cour commerciale internationale de Singapour et au Tribunal d’appel de dernière instance de Hong Kong. Elle préside le Comité d’action sur l’accès à la justice en matière civile et familiale.

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